Difficultés à l’école riment souvent avec problèmes de motivation

Retweet     Partager sur Facebook

par Pauline Ladouceur
Conseillère à la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE)

Votre enfant n’aime pas l’école. Parents, vous êtes importants pour l’aider à y reprendre goût s’il n’est pas motivé !

1re règle :     Un enfant est motivé dans la mesure où ses besoins de base sont comblés

Les besoins fondamentaux décrits par Maslow

Mon enfant mange bien

Il importe que votre enfant s’alimente bien avant de partir pour l’école. Je sais que ce n’est pas toujours facile, mais donnez-lui, par exemple, une collation de plus s’il n’a pas faim au déjeuner.

Mon enfant se sent protégé

Un enfant qui souffre d’un sentiment d’insécurité relié à des problèmes familiaux ne s’intéresse guère aux activités en classe. Rassurez-le dans ces moments de crise.

2e règle :     La perception que l’enfant a de lui l’amène à se juger et à s’évaluer en fonction de ce qu’on lui demande

Mon enfant ne se sent pas bon et pourtant…

Votre enfant peut avoir une faible estime de lui et se percevoir incapable de réussir. Le complimenter ne suffira pas. Un enfant sera souvent insensible aux compliments s’il ne sent pas qu’il a vraiment réalisé quelque chose. Faites-lui connaître des succès et rassurez-le. Faites-le travailler avec vous dans un domaine qui lui plaît tel que les travaux manuels ou donnez-lui une responsabilité qu’il sera le seul à accomplir.

3e règle :     L’apprentissage favorise la motivation alors que la performance lui nuit

Mon enfant a peur au moment de ses résultats

Le plus important est d’abord de mettre l’accent sur l’apprentissage plutôt que sur la performance. Ne punissez pas votre enfant parce qu’il n’a pas obtenu les résultats escomptés. Récompensez-le, non pas sur les résultats, mais sur les apprentissages réalisés « J’ai appris et j’ai été capable de … ».

4e règle :     La perception de sa compétence

Mon enfant me demande souvent s’il est bon

Vos commentaires ont une grande influence sur la perception que votre enfant se fait de sa compétence à réussir à l’école. Ne le comparez pas à son frère ou à sa sœur. Un enfant qui se fait dire qu’il n’est pas un intellectuel, mais qu’il réussira dans autre chose comprend vite les perceptions qu’on a de lui. Quelques stratégies pour vous accompagner :

5e règle :     La capacité de contrôle sur ses actions

Mon enfant trouve que c’est son enseignant qui est trop sévère et que c’est la raison pour laquelle il n’a pas de bonnes notes

À quoi votre enfant attribue-t-il ses échecs ? À lui ? À la chance ? À l’enseignant ? Tout enfant éprouve le besoin de sentir qu’il assume un niveau de responsabilité sur ce qu’il accomplit. Amenez votre enfant à faire la part des choses entre ce qui lui est imposé et ce sur quoi il a du pouvoir. Par exemple : « J’ai mon mot à dire sur ma tenue vestimentaire, mais non pas sur mes travaux scolaires ». « Je décide de mes activités à la maison, mais je ne décide pas du choix de mes devoirs ».

Aidez-le à comprendre qu’il doit assumer ses responsabilités en ce qui a trait à ses études et que ce qu’il fait dépend de lui.

Lui donner le choix du moment où il peut faire ses travaux scolaires ou autres.

Demandez-lui qu’il se donne une note sur l’examen ou la dictée à venir et qu’il note les moyens qu’il a pris. Par la suite, évaluez avec lui ce qui a fonctionné ou non.

Bonne motivation !

 

Une réflexion au sujet de « Difficultés à l’école riment souvent avec problèmes de motivation »