Lettre ouverte: éducation à la sexualité


 

Internet ne doit pas remplacer les pédagogues !

Québec, le 11 avril 2017 - Un texte publié ce matin dans Le Devoir nous apprenait que les écoles n’étaient pas prêtes pour le cours d’éducation à la vie sexuelle et que ce dernier serait difficilement généralisable à la rentrée scolaire prochaine.

Les parents que représente la Fédération des comités de parents du Québec (FCPQ) voient d’un mauvais œil cette lenteur, estimant que trop d’enfants ont déjà été sacrifiés quant à leur éducation à la sexualité. Rappelons que la FCPQ demande la réintroduction du cours d’éducation à la sexualité dans toutes les écoles depuis plusieurs années.

Dans le texte, différents intervenants estimaient que par manque de formation ou d’outils pédagogiques complets, une telle implantation généralisée est irréaliste. Les parents estiment plutôt qu’il est irréaliste et dangereux de s’en remettre à Internet pour donner les bases d’une éducation sexuelle saine et sécuritaire à nos enfants. Oui, il se peut que toutes les conditions gagnantes ne soient pas réunies pour la mise en place parfaite et généralisée à l’automne. Mais si on attend les conditions parfaites, nous allons attendre longtemps ! On doit pouvoir avancer, le statu quo n’étant pas une option.

Les parents du Québec sont convaincus qu’un enseignement fait par un pédagogue est, et de loin, plus pertinent que toute « l’information » propagée sur Internet. Ne voit-on pas, dans les dernières années, une recrudescence des ITSS, des comportements sexuels à risques et de la violence sexuelle chez les jeunes ? Que penser, également, de l’intimidation et de la violence relativement à l’expression d’une sexualité différente ? Si cela n’est pas une preuve qu’un apprentissage académique sur l’éducation à la sexualité est essentiel, nous nous demandons ce qui le sera ! L’heure de la réflexion est passée depuis longtemps, il est temps de passer à l’action !

En tant que membre de ce comité consultatif, la FCPQ estime en effet que les outils sont suffisamment complets, à l’heure actuelle, pour assurer l’implantation généralisée du cours. Oui, les adultes et pédagogues dans les écoles, doivent être accompagnés dans ce processus. Mais de grâce, ne stagnons pas ! Investissons plutôt en temps, en formation, en argent et en efforts pour assurer l’implantation du cours le plus rapidement possible.

Aujourd’hui, la FCPQ réitère son aide, mais demande également au ministre de l’Éducation de s’assurer que l’implantation généralisée de ce cours se fasse dès la rentrée scolaire 2017-2018. Il en va de la santé publique en général et de celle de la prochaine génération en particulier. Il vaut mieux une généralisation parfois imparfaite qu’une formation parfaitement inexacte sur Internet !

Corinne Payne
Présidente de la Fédération des comités de parents du Québec


< RETOUR

Fédération des comités de parents du Québec 


Abonnez-vous à l'infolettre

Nous joindre

2263, boulevard Louis-XIV, Québec (Québec) G1C 1A4

Téléphone : 418 667-2432
Sans frais : 1 800 463-7268
Télécopie : 418 667-6713

 

Partenaire financier

MEES

Fédération des comités de parents du Québec 2017 © Tous droits réservés / Propulsé par CreaWEB4 - Groupe Audaz