La FCPQ souligne la Journée internationale des droits des femmes


Amélie Le Forestier, coordinatrice aux communications
Fédération des comités de parents du Québec
Cet article est une mise à jour de l’article du même nom publié le 8 mars 2025 sur le blogue Action Parents.
Chaque année, le 8 mars nous invite à reconnaître les avancées réalisées en matière d’égalité entre les femmes et les hommes, mais surtout, à réfléchir et sensibiliser aux enjeux qui persistent, ici comme ailleurs.
À l’international
L’ONU souligne cette année la Journée du 8 mars sous le thème « Droits. Justice. Action. ».
Ce thème s’inscrit dans un contexte où, à l’échelle mondiale, les systèmes judiciaires sont généralement moins favorables aux femmes et aux filles, qui ne disposent en moyenne que de 64 % des droits légaux dont jouissent les hommes. Trop souvent, elles ne sont pas crues, sont revictimisées ou n’ont pas accès aux ressources nécessaires pour faire valoir leurs droits.
Au Québec
Pour sa campagne annuelle le Conseil du statut de la femme a choisi de mettre en lumière des initiatives et des personnes qui contribuent à faire avancer la condition féminine et à rendre le Québec plus égalitaire et inclusif.
Les données demeurent toutefois préoccupantes. Dans son mémoire sur le projet de loi no 13, le Conseil souligne notamment que les femmes représentent :
- 75 % des personnes victimes d’une infraction criminelle commise en contexte conjugal
- 100 % des personnes victimes d’homicide en contexte conjugal
- 87 % des personnes victimes d’une infraction sexuelle
Dans le milieu scolaire
Traditionnellement, le monde de l’éducation est un milieu dans lequel œuvre une majorité de femmes. La FCPQ le constate notamment au sein de son Conseil général, composé à plus de 70% de mères engagées dans les instances de participation parentale.
Le milieu scolaire demeure un espace déterminant pour promouvoir l’égalité, déconstruire les stéréotypes et prévenir les violences.
Au Québec, les femmes sont libres de s’engager dans le milieu scolaire pour occuper des rôles décisionnels. De plus, nous adhérons au principe de coparentalité égalitaire, selon lequel les parents participent et sont responsables de l’éducation de leurs enfants de façon égalitaire. Il s’agit de droits et de principes à respecter et à promouvoir.
Dans nos écoles, des contenus d’éducation à la sexualité doivent être offerts aux élèves, dans le cadre du programme Culture et citoyenneté québécoise et en complément de ce programme. Dès la première année du primaire, les élèves abordent les notions de stéréotypes sexuels, de respect des différences et de reconnaissance d’une situation d’agression sexuelle. Les apprentissages se poursuivent ensuite avec, notamment, des contenus en quatrième année sur l’établissement de rapports égalitaires, puis en sixième année sur les impacts du sexisme. Des feuillets pour les parents sont disponibles pour savoir quels enjeux sont abordés dans l’année scolaire de votre enfant.
En parler en famille
Pourquoi ne pas consulter ces contenus pour aborder les questions du vivre-ensemble en famille? Les parents jouent un rôle d’éducation essentiel auprès de leurs enfants, peu importe leur genre.
Pour pousser plus loin la discussion et l’exploration, le projet kaléidoscope propose des livres jeunesse pour encourager les enfants à sortir des idées préconçues, avec plusieurs catégories telles que l’égalité des genres, l’affirmation de soi et la diversité familiale. Un site québécois à consulter pour encourager la lecture et les réflexions chez les enfants!
Vous êtes intéressés par les impacts que les stéréotypes associés aux filles et aux garçons peuvent avoir sur la réussite éducative? Le gouvernement du Québec propose de l’information et des conseils ici. Un article du Secrétariat à la condition féminine sur les effets négatifs des discours masculinistes est également disponible sur le blogue Action Parents.
La Journée internationale des droits des femmes n’est pas seulement une date à l’agenda, elle peut être une occasion d’engager la discussion pour une société égalitaire!


