La santé mentale, aussi importante que la santé physique!

Cet article a été publié pour la première fois en octobre 2021, dans la revue Action Parents

En tant que société, on doit constamment reconsidérer notre façon d’accueillir la différence et comment trouver un moyen d’aider tout le monde. La santé mentale est un sujet qui me touche personnellement, étant atteint de Trouble Obsessionnel Compulsif (TOC) et du Trouble de l’anxiété généralisé (TAG), qui touchent aussi plusieurs jeunes comme moi.

L’école, c’est l’endroit qui nous accueille chaque semaine, un des endroits qui nous permet de développer notre potentiel et l’adulte que nous souhaitons devenir. Pour moi, l’école doit accompagner les jeunes et c’est cela qu’elle fait majoritairement, évidemment il y a toujours quelque chose à faire de plus et à améliorer comme par exemple, plus de ressources et de personnel !

Toutefois, j’ai pu voir une grande résilience et capacité d’adaptation de la part de mon école et cela est important pour nous les jeunes de ne pas sentir que nous sommes « un poids » pour notre école. Selon moi, ce qui serait le plus à travailler est le fait qu’on accommode plus les jeunes qui ont de la dyslexie ou des troubles d’apprentissages, par exemple, que ceux qui ont comme moi des problématiques en santé mentale. Je trouve cela dommage, puisque ce n’est pas parce que le mal ne paraît pas à vue d’œil qu’il est absent, bien au contraire. Les jeunes sont l’avenir de demain alors, pour moi, il est primordial que l’on prenne des actions concrètes pour que l’on ait un futur prometteur et un environnement qui nous rend confortable.

Personnellement, j’aurais eu besoin que la direction prenne un peu plus au sérieux les difficultés. Ce n’est pas qu’ils ne l’ont pas fait, mais je pense vraiment qu’ils en font beaucoup plus pour les problèmes de santé physique et ce n’est pas normal selon moi. Toutefois, j’ai pu avoir la chance d’avoir, depuis la pandémie, des enseignants qui m’ont énormément soutenu et qui ont pris le temps de me parler de mes besoins et de mes préoccupations. Cela m’a grandement aidé. Aussi, mes camarades ont été d’une grande aide par leur compréhension, leur non-jugement et même parfois en faisant des efforts comme mettre leur masque quand ils s’approchent de moi. Cela aide également énormément.

On doit avoir plus de services à l’élève : des gens qui sont spécialisés en santé mentale et des formations en santé mentale pour tous les enseignants et directions. J’ai énormément de respect pour les dirigeants et fonctionnaires qui sont dans un bureau et non sur le terrain, mais une grande majorité ne peut pas comprendre les situations en santé mentale des jeunes. En terminant, j’aimerais dire que lorsque j’ai tourné ma série: « La lumière derrière l’ombre », j’ai pu rencontrer des gens qui travaillent dans le milieu scolaire : des parents, des jeunes, des experts et des politiciens. Ce qu’il manque, c’est l’humanité et prendre le temps, mais aussi ne pas sous-estimer les difficultés du jeune en santé mentale.

La personne qui m’a le plus aidé, c’est ma mère. Alors en tant que jeune, et en tant que parent aussi, ne sous-estimons pas l’importance des parents, qui sont des parties prenantes pour aider leur enfant. Je crois aussi que les écoles devraient travailler encore plus en collaboration avec les parents. Merci de m’avoir lu. Je suis convaincu qu’ensemble, nous pourrons faire plus et faire mieux en santé mentale.