Il faut que ça change !

Chers parents,

Aujourd’hui, c’est jour d’élections au Québec. J’aimerais vous dire que l’éducation a occupé la place centrale qu’elle méritait au cours de la campagne électorale des dernières semaines, mais ce n’est pas le cas.

Il faut que ça change.

Nos enfants sont la plus grande richesse du Québec. L’éducation, c’est non seulement leur quotidien, mais c’est aussi ce qui forme et détermine le futur de notre société. Ne pas mettre l’éducation au centre des discussions, c’est ne pas se préoccuper du présent et de l’avenir de nos jeunes. C’est pourquoi je demanderai au nouveau gouvernement de faire de l’éducation sa priorité.

Les parents d’élèves ont un rôle à jouer pour faire de l’éducation une priorité au Québec. Comme parents, nous n’avons qu’un seul intérêt en tête : le bien-être de l’enfant. Que ce soit :


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  • Quand on se présente à une rencontre de parents à l’école.
  • Quand on adopte le budget ou le projet éducatif au conseil d’établissement.
  • Quand on participe à une consultation au comité de parents.

On agit uniquement dans l’intérêt des élèves. C’est pourquoi c’est important qu’on prenne notre place dans le réseau scolaire. Les parents sont des alliés incontournables en éducation : c’est la posture que j’adopte et que je vous propose d’adopter dans vos interactions avec l’école et dans vos différentes implications. Une posture constructive et positive, en pleine collaboration avec tous les acteurs du milieu scolaire.

Pendant le mois de septembre, nous avons vu que, selon les résultats du test PISA, l’engagement parental est en baisse. J’ai apprécié l’analyse de Marie-Andrée Chouinard dans son éditorial du 11 septembre dans le Devoir qui remet de l’avant la conclusion du Conseil supérieur de l’éducation dans un rapport de 2024 : « que l’engagement des parents dans le cheminement scolaire de l’enfant, que ce soit de manière individuelle ou institutionnelle (implication directe auprès de l’école), est l’une des clés de la réussite ». Elle poursuit avec :

« Si l’engagement parental dans la réussite scolaire est aussi déterminant que le montre le PISA, il ne peut pas être traité comme un supplément d’âme laissé à la bonne volonté individuelle. Il appelle des écoles qui facilitent activement le contact et des politiques publiques qui traduisent enfin leurs bonnes intentions en objectifs mesurables. Le lien école-parent-élève n’est pas un supplément pédagogique : c’est, selon les propres données de l’OCDE, l’un des facteurs de réussite les plus puissants dont nous disposons. »

Les parents veulent être présents en éducation, pour la réussite et le bien-être des élèves. Mais ils perçoivent qu’on accorde de moins en moins d’importance et de considération à leur rôle. C’est notamment ce qui est ressorti du Conseil général de septembre de la FCPQ.

Au cours de ce même Conseil général, les parents représentants ont échangé sur les dossiers actuels en éducation et un constat s’est dégagé : les enjeux budgétaires et financiers reviennent toujours au cœur des problèmes.

  • Trop de coins ronds et de coupures dans les services éducatifs.
  • L’adoption du budget des écoles en conseil d’établissement, qui ne se fait pas toujours en pleine collaboration.
  • Le financement du réseau scolaire qui est incertain d’année en année.

Je reviens à l’élection d’aujourd’hui et au prochain gouvernement. La FCPQ adhère à la pertinence de tenir des États généraux pour parler de l’avenir du réseau et pour rêver à de meilleures façons de faire pour nos jeunes et avec nos jeunes. J’ai d’ailleurs participé à un balado à ce sujet où j’ai posé la question : quelle société voulons-nous pour nos enfants? Ceci étant dit, la tenue d’éventuels États généraux ne doit pas être une excuse pour ne rien changer à court et moyen termes. Nos écoles sont en manque d’amour et trop d’élèves n’ont pas accès aux services dont ils ont besoin.

 Le financement récurrent de l’éducation doit être assuré. C’est un prérequis pour pouvoir éclater le moule et rêver à des écoles répondant aux besoins des jeunes des années 2020 et au-delà.

Comment pouvons-nous travailler en collaboration, dans le respect et la connaissance des rôles de chacun, dans le meilleur intérêt des élèves? La question se pose, dans nos écoles et dans le cadre d’États généraux.

Quelle que soit la formation politique au pouvoir à l’issue du scrutin de ce soir, la FCPQ sera prête à collaborer avec toutes les parties prenantes, comme elle le fait depuis plus de 50 ans, avec le même souci qu’ont les parents au quotidien : la réussite et le bien-être des enfants!

Les parents font partie de la solution et j’ai hâte que nous en discutions davantage ensemble.

À bientôt,

Jimmy Meunier
Président de la FCPQ

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  • Le bien-être de votre enfant à l’école
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Foire aux questions

Comment favoriser la persévérance scolaire?
Mon enfant est impliqué dans une situation d’intimidation à l’école, où puis-je trouver de l’aide?
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