Le dernier mot de Mélanie Laviolette

Chers parents,

Je ne vous le cacherai pas, les émotions sont en montagne russe à l’approche de la fin de mon mandat de présidente de la FCPQ. En 13 ans d’implication en éducation, du conseil d’établissement à la présidence de notre Fédération nationale, j’ai appris à connaître, respecter et apprécier de nombreux parents bénévoles. Nos rencontres, nos échanges et nos nombreux fous rires vont beaucoup me manquer.

Être présidente de la FCPQ est exigeant, mais ô combien valorisant. J’ai beaucoup appris comme porte-parole de l’organisation. Mon intention a toujours été de m’assurer que nos enfants évoluent, se développent et se découvrent dans le meilleur environnement possible.

Pendant mes trois années à titre de présidente, j’ai pu représenter les parents et faire entendre leurs voix, leurs craintes, leurs espoirs. Mais surtout, et sans relâche, j’ai mis de l’avant l’importance de reconnaître le travail dans l’ombre des dizaines de milliers de parents qui s’impliquent dans les différentes instances. Oui, les parents ont leur place en éducation! Il faut se le rappeler et il faut continuer de le faire savoir. Voir les gains que nous réalisons ensemble est une grande fierté. Ce sont tous les parents engagés en éducation qui sont à l’origine de mes interventions et des avancées obtenues.

J’ai aussi beaucoup appris comme présidente du conseil d’administration de la FCPQ. Cette Fédération est une entreprise dont il faut prendre soin pour s’assurer qu’elle soit pérenne. Veiller à la bonne gouvernance de l’organisation avec le groupe de parents les plus impliqués du Québec et des administrateurs ayant à cœur l’éducation est un réel privilège. Un merci tout particulier à mon vice-président et complice, Jérôme Maltais, qui termine son mandat en même temps que moi. La qualité de ton engagement n’a d’égale que ton calme légendaire, ton tact et ta grande humanité.

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Je tourne cette page pour me consacrer à ma famille et à moi-même. Savoir reconnaître ses limites, c’est aussi une force. Œuvrer pour la réussite et le bien-être de nos enfants fût mon moteur et je continuerai, différemment, à m’y intéresser.

Je suis fière du travail accompli et je suis en paix avec ma décision de quitter prise au printemps, d’autant plus que les membres ont élu un nouveau président lors de l’Assemblée générale annuelle, une personne qui a toute ma confiance, ainsi que mon amitié : Jimmy Meunier.

Jimmy pourra s’appuyer sur une équipe de travail solide et sur un conseil d’administration sous le signe de la continuité. Il pourra aussi prendre appui sur les parents représentants au Conseil général, des gens de cœur qui sont de véritables ambassadeurs de la FCPQ dans leur milieu, ainsi que des ambassadeurs de leur milieu auprès de la FCPQ. Je profite d’ailleurs de cette occasion pour les remercier à nouveau pour leur présence aux rencontres et pour leur engagement. À vous tous qui m’avez fait confiance, qui m’avez soutenue, encouragée, portée, je veux vous remercier du plus profond de mon cœur.

Je ne peux terminer mon mandat sans mentionner avec grand regret mon inquiétude pour le financement du réseau scolaire. J’ai récemment participé à une sortie publique conjointe des directions d’école et des parents engagés pour soutenir la promesse de flexibilité dans l’utilisation des budgets dans nos écoles. En effet, je suis convaincue que si les choix budgétaires sont faits le plus près possible des élèves, dans nos conseils d’établissement, en prenant en considération les besoins de nos enfants et la réalité de nos milieux, nous en sortirons tous gagnants.

Les règles budgétaires ne sont pas encore disponibles, malgré la promesse du gouvernement de les déposer plus tôt et notre espoir d’en prendre connaissance avant la fin de l’année scolaire. Ces délais ont des répercussions négatives :

  • Des écoles ont adopté leur budget de la prochaine année, sans prendre en compte les changements annoncés dans la gestion des budgets.
  • D’autres écoles n’ont pas du tout parlé de budget, car elles attendaient les règles finales.

C’est la conséquence d’une façon historique de fonctionner : l’année financière du gouvernement ne concorde pas avec l’année scolaire, ce qui provoque année après année l’attente des règles budgétaires pour pouvoir avancer avec l’attribution du financement pour les divers projets et services des écoles. Nos enfants méritent que nous revoyions les façons de faire, pour pouvoir mieux répondre à leurs besoins.

Je ne peux terminer ce dernier mot sans mentionner mon inquiétude concernant la violence observée dans les écoles et la montée de l’intolérance envers les personnes LGBTQ+ chez les jeunes. J’espère que nous continuerons d’être une voix forte pour l’inclusion et pour que les parents soient des modèles de respect et de civilité, pour nos jeunes et pour le Québec de demain.

Chers parents, je vous laisse avec une note de gratitude et d’espoir, car nous avons un réel pouvoir positif de changement en tant que partenaires incontournables de l’éducation au Québec. Je vous encourage tous et toutes à vous impliquer, à la hauteur de vos capacités.

Merci,

Mélanie Laviolette
Présidente de la FCPQ

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