Rencontre avec Jimmy Meunier, nouveau président de la FCPQ

Président de la Fédération des comités de parents du Québec depuis le 1er août 2026, Jimmy Meunier est un parent engagé de longue date dans son milieu et au niveau national. Il est notamment lauréat d’une distinction reconnaissance de la FCPQ 2020-2021 et avait déjà siégé au conseil d’administration (CA). Rencontre avec le porte-parole et président du CA de la FCPQ.

Qui est Jimmy?
Je suis un fier papa de trois garçons, deux au secondaire et un au primaire. La famille et les relations humaines occupent une place centrale dans ma vie. J’ai toujours eu envie de contribuer positivement autour de moi et de faire une différence, même petite, dans la vie des gens. Pour moi, une véritable réussite, c’est lorsqu’on réussit à rendre les gens un peu plus heureux.
Quel a été ton élément déclencheur pour t’impliquer dans la vie scolaire en tant que parent bénévole au départ?
J’étais déjà beaucoup impliqué ailleurs et je donnais du temps à divers endroits. Quand mon aîné est entré à la maternelle, on venait aussi d’accueillir un nouveau bébé et j’ai réalisé que je voulais faire des changements dans ma vie pour être plus aligné avec mes valeurs. La valeur la plus importante pour moi est la famille. Je voulais que mon implication ait des retombées positives pour mes enfants et pour tous les enfants.
Donc tu as commencé ton engagement parental quand ton plus vieux est entré en maternelle?
Oui, ça fait dix ans maintenant. Je suis tout de suite devenu président du conseil d’établissement de l’école, vice-président du comité de parents de la commission scolaire et délégué au Conseil général de la FCPQ. Je suis éventuellement devenu président de mon comité de parents et j’ai fait partie du comité transitoire de mon centre de services scolaire quand les conseils d’administration ont été mis en place.
L’engagement parental m’a beaucoup aidé personnellement, à réaliser ce qui est vraiment important pour moi. J’ai eu beaucoup d’implications dans ma vie, mais l’implication parentale a une signification spéciale. Les gens que je côtoie sont là pour une seule raison : faire changer les choses pour le mieux.

Qu’est-ce qui t’a poussé à poser ta candidature pour devenir président de la FCPQ?
Ça faisait longtemps que j’y pensais, de m’impliquer au plus haut niveau de l’engagement parental. Dès le jour 1, j’ai senti que je voulais m’engager à la FCPQ. Je me suis senti nivelé par le haut, par la qualité de l’organisation et par tous les gens que j’ai rencontrés, que ce soit le personnel, les parents engagés et les parents « retraités » qui gravitent autour de l’organisation. Il y a de belles valeurs à la FCPQ qui donnent le goût aux gens de s’impliquer.

J’admire beaucoup les parents qui s’impliquent avec des enfants ayant des gros défis et des besoins particuliers. Plus de la moitié des parents au Conseil général ont un enfant avec un plan d’intervention. J’ai envie d’être à l’écoute et de faire ma part pour eux.
Le manque de temps a repoussé le projet de me présenter à la présidence. Ce printemps, les astres se sont alignés, j’avais un peu plus de temps et j’ai senti le soutien des parents du Conseil général qui voulaient que j’y amène ma couleur et mes connaissances. Lorsque Mélanie a annoncé qu’elle quittait, j’ai senti que le moment était venu pour moi. J’aime la FCPQ et j’ai beaucoup de respect pour ce qui s’y fait. Je me retrouve beaucoup dans la structure démocratique.
Quels sont les défis selon toi?
Les parents ont une place importante en éducation et les gens ne le savent pas assez. C’est ce que j’aimerais qui change. La Loi sur l’instruction publique prévoit la place et le rôle des parents. Je me sens interpelé par le souhait de mettre plus d’accent sur la communication en tous genres à la FCPQ, spécialement pour promouvoir l’engagement parental.
As-tu des objectifs pour ta prochaine année comme président de la FCPQ?
Mon objectif serait que les parents se sentent écoutés, se sentent bien représentés, qu’ils prennent réellement conscience de l’impact qu’ils peuvent avoir. Les parents ont un rôle tout spécial, à la maison bien sûr, mais aussi dans le milieu scolaire. La place est là, les outils sont là, mais on ne prend pas assez notre place. C’est ce que je veux comprendre et c’est ce que je veux contribuer à changer.
S’il y a un groupe qui peut faire une différence pour les enfants, ce sont les parents. Ce n’est pas seulement le hockey ou un programme qui raccroche un jeune à l’école, c’est aussi un adulte qui l’écoute, un parent qui s’implique, un lien qui compte. C’est cette couleur que je veux amener en éducation.
En terminant, qu’est-ce qui te motive au quotidien?
Mes enfants. Qui me parlent de leur journée et qui me donnent de l’amour. C’est tout ce qu’il me faut!


