Projet de loi 40 – Une réelle collaboration : si l’exigence des parents est adoptée

Québec, le 5 novembre 2019  « La première chose que nous pouvons constater dans le projet de loi 40 est que le ministre a compris que le rôle et l’implication des parents est incontournable pour la réussite de l’école publique au Québec », a lancé Kévin Roy, président de la Fédération des comités de parents du Québec (FCPQ), en conférence de presse ce matin.

« Depuis plus de 40 ans, les gouvernements successifs ont voulu donner plus de place aux parents engagés en modernisant la gouvernance. Les parents ont toujours répondu « présents » en raison de leur engagement indéfectible envers l’école publique et de leur volonté de s’impliquer dans la réussite scolaire de tous les élèves », se rappelle Monsieur Roy.

Les travaux de la FCPQ sur la gouvernance ont commencé en avril 2019 et se sont conclus en Conseil général le 2 novembre avec les présidents des comités de parents et les délégués de la FCPQ, dont plusieurs sont des commissaires-parents. Au terme de cette consultation exhaustive des 62 comités de parents qu’elle représente, la FCPQ a présenté sa principale exigence pour l’adoption du projet de loi 40 dans l’intérêt du milieu scolaire et des élèves de l’école publique. 

Un lien perdu entre le comité de parents et le conseil d’administration 

Les parents engagés veulent être des participants de la gouvernance et non seulement des spectateurs. Ils exigent le maintien du lien de représentation et du lien d’influence direct du comité de parent sur la gouvernance. De plus, dans le projet de loi, les parents sont très inquiets de l’absence du Comité consultatif des services aux élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage (CCSEHDAA) au sein du conseil d’administration.

« Une cassure entre la seule instance de participation du milieu scolaire qui est constituée exclusivement de parents et le futur conseil d’administration est dangereuse et inacceptable. Si les huit parents du conseil d’administration sont élus par les parents siégeant sur les conseils d’établissement, comment s’assurer qu’il y ait une courroie de communication bidirectionnelle entre le conseil d’administration et chacune des écoles qu’ils doivent servir? Comment s’assurer que les parents d’élèves avec des besoins particuliers aient une voix et un pouvoir de décision dans l’instance principale de gouvernance? Cette perte aurait des conséquences catastrophiques. C’est pourquoi nous exigeons de conserver nos acquis », insiste Kévin Roy.

« Les parents veulent prendre leur place au sein d’instances où il existe une réelle collaboration, dans le cadre d’une démocratie scolaire qui se modernise. Ce sera enfin possible si notre exigence est intégrée au projet de loi 40 avant son adoption », termine Kévin Roy.

L’ensemble des recommandations seront bien sûr dans le mémoire déposé à la Commission de la culture et de l’éducation mardi 5 novembre 2019 à 17h.


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