Bien-être des familles, urgences pédopsychiatriques et signes religieux


Stéphanie Rochon, directrice des communications et des affaires publiques
Fédération des comités de parents du Québec
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3. Les parents bénévoles à l’école ne peuvent plus porter de signes religieux
Le ministère de l’Éducation a confirmé au Devoir que « pour fournir bénévolement des services dans l’école de son enfant […], le parent doit respecter l’interdiction de port de signe religieux ». Il s’agit d’une disposition prévue par le projet de loi 94, qui a été sanctionné le 30 octobre 2025. Cette mesure affecte les parents d’élèves portant des signes religieux qui souhaitent par exemple faire du bénévolat à la bibliothèque scolaire ou accompagner les élèves lors d’une sortie. Les parents dont les enfants fréquentent une école alternative sont particulièrement touchés, car le bénévolat des parents y est obligatoire. Pour lire l’article du Devoir, cliquez ici.
Par ailleurs, la ministre LeBel a aussi confirmé que le port de signes religieux est interdit dans les écoles pour les stagiaires en enseignement.
2. Les centres de pédopsychiatrie débordés
Les urgences psychiatriques accueillent de plus en plus de jeunes devant être hospitalisés pour des enjeux graves de santé mentale. Le nombre de visites à l’urgence par année pour des troubles de santé mentale pour des jeunes de moins de 18 ans a presque doublé en 10 ans à Québec. À Montréal, les hospitalisations pour troubles de santé mentale ont augmenté de près de 30% en cinq ans. Pour lire le texte du Journal de Québec, cliquez ici.
1. Une enquête pour sonder les parents sur le bien-être de leur famille
La troisième édition de l’enquête nationale sur le bien-être des familles québécoises cherche à savoir comment vont réellement les parents et leurs enfants avec des questions portant notamment sur l’usage des écrans, la discrimination et la médicamentation des troubles.
« Est-ce que le jeune qui arrive à la maison se relance immédiatement sur ses électroniques parce qu’il est en manque ou alors est-ce qu’il a développé des aptitudes à se trouver d’autres activités à faire, des choses un peu plus nourrissantes pour lui? » – Mélanie Laviolette, présidente de la Fédération des comités de parents du Québec (FCPQ), dans une entrevue à Radio-Canada. C’est le type de questions que la FCPQ, l’Association des comités de parents anglophones et leurs partenaires cherchent à éclaircir, grâce à leur collaboration avec Dre Mélissa Généreux, qui supervise l’enquête.
En entrevue avec le Devoir, Mélanie Laviolette « espère d’ailleurs que le gouvernement québécois, en cette année électorale, étudiera avec attention les résultats de cette enquête, car, « il y a vraiment une mine d’or d’informations là-dedans pour quelqu’un qui veut vraiment s’assurer de pouvoir aider sa population ». »
D’une durée d’environ dix minutes, le questionnaire est ouvert jusqu’au 13 février prochain. Les résultats seront dévoilés en mars. Cliquez ici pour participer à l’enquête.


