Le Québec jase des buttes de neige


Stéphanie Rochon, directrice des communications et des affaires publiques
Fédération des comités de parents du Québec
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3. Violence subie par le personnel à l’école
La Fédération autonome de l’enseignement (FAE) a dénoncé cette semaine le niveau alarmant de violence subie par le personnel enseignant, d’après un sondage réalisé auprès de ses membres. Pour lire l’article de La Presse, cliquez ici.
2. La crise budgétaire n’est pas réglée
Les contrecoups des compressions budgétaires des derniers mois se font toujours sentir dans les écoles, dénoncent les centres de services scolaires (CSS), les associations de directions d’école et les syndicats représentant le personnel. Les CSS et les directions d’école sont accaparées par la gestion des budgets et les tâches administratives qui en découlent, au détriment des services aux élèves, selon l’article de Radio-Canada.
La Fédération des centres de services scolaires confirme qu’une forme de pression pèse sur le réseau et que l’embauche de personnel est difficile. « Le réseau demande plus d’argent, plus de flexibilité, mais surtout… plus de prévisibilité budgétaire », poursuit l’article. Une demande qui fait écho aux lettres de la Coalition des partenaires en éducation diffusées en août et en octobre derniers.
1. Règles strictes concernant les buttes de neige
La nouvelle qui a le plus fait jaser cette semaine est sans doute les règles strictes entourant les buttes de neige dans les cours d’école. Mises de l’avant mardi dans un article du Journal de Québec, ces nouvelles règles ont provoqué de nombreux articles et commentaires.
Est-ce la faute des parents ? La présidente de la FCPQ, Mélanie Laviolette, a réagi à la nouvelle, s’étonnant que ces règles soient jugées nécessaires et évoquant l’importance du jeu risqué pour le développement des enfants. Son entrevue à QUB est accessible à partir de la 15e minute en cliquant ici.
Citée dans un article de suivi du Journal de Québec, elle ajoute que ces recommandations « envoient un drôle de message » au réseau scolaire. « Ça ressemble plus à une obligation de conformité qu’à une recommandation, surtout dans l’interprétation qui en est faite », affirme Mélanie Laviolette. « Il faut quand même laisser les enfants se défouler un peu, dans cette butte-là, ajoute-t-elle. Le jeu risqué, c’est important, ça permet la connaissance de soi et de réduire un certain niveau d’anxiété. »
Du côté politique, le premier ministre François Legault a jugé que ces consignes n’ont « pas de bon sens » et la ministre de l’Éducation Sonia LeBel a invité les directions d’école à « exercer leur jugement ».

