Prévisibilité budgétaire demandée en éducation

Chers parents,
La semaine dernière, j’ai participé à une action avec plusieurs partenaires du réseau scolaire et de la société civile pour demander au gouvernement de la prévisibilité et des investissements à la hauteur des besoins en éducation. Alors que le nouveau budget du Québec sera déposé dans les prochaines semaines, nous voulons éviter que les services aux élèves soient de nouveau impactés par le manque de ressources financières et l’incertitude budgétaire.
Je suis convaincue que tout le monde, incluant notre gouvernement, souhaite éviter de rejouer dans le même film que l’été dernier, alors que tout le Québec se demandait comment nous réussirions à offrir les services éducatifs dont les jeunes ont besoin, la rentrée venue. C’est le moment de passer de la parole aux actes et de s’assurer que nos écoles aient les ressources nécessaires à leur mission d’instruction, de qualification et de socialisation de nos enfants.

Le lendemain de cette sortie publique, j’ai eu le plaisir de participer au Forum de la garde scolaire, notamment comme panéliste de la table ronde sur les voies de passage à l’action pour la transformation des services de garde. Si le Québec souhaite une école au service du développement global des élèves, les services de garde scolaire doivent faire partie de la solution et être reconnus comme un service éducatif à part entière.
Pendant les dernières semaines, j’ai aussi pris connaissance du rapport annuel du Protecteur national de l’élève. J’ai vite noté que le PNE a identifié plusieurs enjeux faisant obstacle à la réussite que les parents engagés à la Fédération constatent également :
- Des écoles bondées.
- Les bris de services et de scolarisation.
- L’absence trop fréquente de sollicitation des parents pour participer au plan d’intervention de leur enfant.
- Le manque de préparation pour gérer les situations de violence notamment celles à caractère sexuel, dans les écoles.
Un autre rapport inquiétant a été diffusé il y a quelques jours, concernant les actes de misogynie, d’homophobie et de transphobie dans nos écoles. Ce sont des constats qui me préoccupent beaucoup et que nous avons le devoir de prendre au sérieux. En effet, nous devons prendre nos responsabilités envers nos enfants dans leur éducation à la civilité et dans leur ouverture à la diversité.
À venir au mois de mars
Nous aurons par ailleurs l’occasion d’en parler davantage pendant la Semaine de la prévention de la violence et de l’intimidation dans les écoles, qui aura lieu cette année du 23 au 29 mars. J’invite les parents à prendre connaissance des outils et des activités qui seront partagés pendant cette semaine et je leur rappelle aussi l’existence de notre Guide pour accompagner les parents dont les enfants sont confrontés à des situations de violence ou d’intimidation en milieu scolaire, ainsi que des courtes capsules qui l’accompagnent.
Les parents se doivent d’être des exemples pour leurs enfants en démontrant respect et ouverture aux autres.
Je termine ce mot en remerciant les quelque 12 000 parents qui ont participé à la troisième édition de l’enquête nationale sur le bien-être des familles québécoises. Pour la troisième année consécutive, plus de 10 000 parents ont répondu aux questions de l’enquête menée avec l’Association des comités de parents anglophones et nos partenaires, sous la supervision de Dre Mélissa Généreux.
Dre Généreux dévoilera d’ailleurs les résultats de cette enquête et brossera un portrait réel du bien-être des familles à la lumière des trois années de données recueillies.
Qu’est-ce que cette troisième édition nous révélera sur la qualité de vie des familles? Comment utiliserons-nous ces données pour représenter les parents selon leur réalité et pour leur offrir des services répondant à leurs besoins? Tous les parents, ainsi que les personnes et organisations offrant des services aux familles, sont invités à assister au dévoilement le 18 mars à 12h. L’objectif est de partager le plus largement possible les résultats pour mieux soutenir les familles, ensemble.
Merci, chers parents, d’être présents dans le meilleur intérêt de vos enfants et de tous les enfants du Québec.

Mélanie Laviolette
Présidente de la FCPQ


